mardi 16 septembre 2014

En 30 ans, l'instabilité s'est propagée sur le marché du travail


Boom des contrats temporaires, TN Requin missions toujours plus courtes : depuis 30 ans, l'instabilité s'est propagée sur le marché du travail, piégeant une partie des salariés dans la "trappe" de l'emploi précaire, selon l'Insee.
Pour arriver à ce constat, l'Institut de la statistique se base sur un indicateur de l'instabilité de l'emploi: le taux de rotation de la main-d??uvre. Celui-ci a presque quintuplé entre 1982 et 2011, selon une étude publiée mercredi dans l'édition 2014 du panorama "Emploi et salaires" de l'Insee.
En 1982, l'Insee recensait en moyenne 38 "actes d'embauche et de débauche" pour 100 postes dans une entreprise. En 2011, le ratio a bondi à 177 pour 100.
Deux facteurs sont à l'origine de cette explosion: la multiplication des contrats temporaires (CDD et intérim principalement) et leur raccourcissement.
Toujours entre 1982 et 2011, la part de ces contrats dans l'emploi a presque triplé, de 5% à 13%, pendant que leur durée était divisée par trois, de 3 à 1 mois.
Sur la même période, TN Pas Cher les salariés en contrat à durée indéterminée (CDI), dont la part est restée largement majoritaire (87% en 2011), ont eu tendance à rester plus longtemps en poste: 10 ans en 2011, contre 6 ans en 1982.
"Tout ceci suggère que le fonctionnement du marché du travail se rapproche d'un modèle segmenté, où les emplois stables et les emplois instables forment deux mondes séparés", observe l'étude.
Les emplois instables jouent de moins en moins le rôle de "tremplin vers l'emploi stable", mais deviennent au contraire "une trappe pour ceux qui les occupent", a décrypté l'auteur de l'étude, Claude Picart, lors d'une conférence de presse.
Au début des années 1980, la moitié des salariés en CDD, intérim ou stage étaient en CDI l'année suivante. Aujourd'hui, à peine plus d'un cinquième suivent le même chemin.
- 'Des contrats d'une semaine' -
L'auteur de l'étude pointe aussi du doigt les CDD d'usage. Créés en 1990, ils permettent de conclure des contrats successifs avec un même salarié dans certains secteurs d'activité spécifiques. Principaux concernés: les intermittents du spectacle, les journalistes et les salariés de l'hôtellerie-restauration.
"Les professions à CDD d'usage concentrent près de la moitié des embauches en CDD, alors qu'elles ne représentent qu'un dixième de l'emploi salarié", fait remarquer M. Picart.
"L'exemple emblématique, ce sont les professionnels des arts et spectacles, poursuit-il. Dans ces professions, un tiers des salariés sont sur des contrats d'une semaine en moyenne."
L'Insee observe également de fortes rotations de main-d??uvre dans les secteurs ayant beaucoup recours à l'intérim, comme la manutention.
Depuis le 1er juillet 2013, le gouvernement a instauré une surtaxation de certains contrats courts, afin de dissuader les employeurs d'y avoir recours. Mais plus d'un an après, cette mesure n'a pas suffi à inverser la tendance.
Autre facteur d'instabilité dans l'emploi: l'âge. Plus un actif est jeune, plus il a de chances d'enchaîner les contrats courts. Le taux de rotation, qui mesure l'instabilité de l'emploi, "diminue brusquement après 25 ans", note Claude Picart.
Mais les jeunes ne sont pas tous logés à la même enseigne, selon leur niveau de diplôme.
Par exemple, Nike Tn parmi les actifs de 25 ans, l'instabilité reste plus forte chez les moins diplômés, malgré leur plus grande ancienneté sur le marché du travail, que chez les jeunes diplômés sans expérience. "En 1982, c'était l'inverse", indique l'auteur de l'étude.
A l'autre bout de la pyramide des âges, l'instabilité a également progressé ces dernières années chez les seniors (55 ans et plus), surtout après une perte d'emploi. Pour rappel, depuis le début de la crise financière en 2008, le nombre de seniors inscrits à Pôle emploi a plus que doublé.

mardi 9 septembre 2014

L'embargo américain a coûté 116 milliards USD à l'économie cubaine

Cuba présente un nouveau projet de résolution condamnant cet embargo et qui sera soumis au vote de l'Assemblée générale de l'Onu le 28 octobre prochain.... L'embargo américain contre Cuba, en vigueur depuis plus de 52 ans, a causé à l'économie de l'île communiste des pertes estimées à plus de 116 milliards de dollars, a affirmé mardi à la presse le vice-ministre des Affaires étrangères cubain Abelardo Moreno. «Jusqu'à mars (2014) les dommages économiques infligés au peuple cubain par l'application de l'embargo s'élèvent à 116,88 milliards de dollars», a annoncé Abelardo Moreno en présentant un nouveau projet de résolution condamnant cet embargo et qui sera soumis au vote de l'Assemblée générale de l'Onu le 28 octobre prochain. Un soutien record de 188 pays en 2013 Chaque année depuis 1982, la plupart des pays votent en faveur de cette résolution à l'exception des Etats-Unis et de ses proches alliés, comme Israël. En 2013, Cuba avait reçu un soutien record de 188 pays. M. Moreno a également indiqué que depuis sa mise en place en février 1962 sous l'administration de John F. Kennedy, cet embargo financier et commercial a un impact «brutal» sur tous les secteurs de la société cubaine. Le vice-ministre a aussi pointé du doigt «le caractère extraterritorial» de l'embargo, en particulier dans les domaines banquier et financier, qui selon lui confine à «la guerre, à la persécution» au moment où les autorités tentent d'attirer davantage d'investisseurs étrangers. Un embargo «anachronique»? La banque française BNP Paribas s'est notamment vue infliger en juin une amende de 8,9 milliards de dollars pour avoir effectué des opérations en dollars avec des pays faisant l'objet de sanctions économiques américaines. Selon M. Moreno, le montant des amendes de l'administration Obama aux entreprises entretenant des relations commerciales avec Cuba s'est élevé à plus.

L'usine à gaz de la contrainte pénale

Les professionnels redoutent déjà la mise en œuvre particulièrement lourde de cette mesure phare de la réforme Taubira. Après l'euphorie, l'inquiétude. À trois semaines de l'entrée en vigueur, le 1er octobre, de la réforme pénale, les services d'insertion et de probation sont sur le pied de guerre. Guest-star de la loi, la contrainte pénale, cette condamnation sans prison qui a suscité tant de réticences dans l'opinion publique, a déjà fait l'objet de deux lettres de cadrage de la part de l'Administration pénitentiaire et d'une réunion il y a une semaine avec les organisations professionnelles. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ces dernières, à commencer par le Snepap-FSU, syndicat majoritaire chez les conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation, n'en sont pas sorties très rassurées. Ce dernier a dénoncé hier les risques d'engorgement des services qui seront chargés de mettre en musique ce dispositif aux contours complexes. Inscrit dans la loi, «le suivi intensif» risque notamment de prendre des allures d'usine à gaz. «La phase d'évaluation des délinquants est hypertrophiée», s'inquiète Olivier Caquineau, secrétaire général du Snepap-FSU. Dans cette première phase, qui doit permettre de déterminer le contenu des interdictions et obligations auxquelles seront soumis ces condamnés - obligation de suivre des soins ou d'effectuer un travail d'intérêt général, interdiction de fréquenter certains lieux, etc. -, ces derniers devront se plier à une série de rendez-vous individuels et collectifs dans un délai de trois mois. Ainsi, les condamnés seront-ils d'abord reçus en groupe, pour une sorte de réunion pédagogique et méthodologique visant à expliquer la nature et le contenu de cette mesure pénale. Cette «réunion d'accueil», qui doit se tenir dans les huit jours suivant la condamnation.

La coalition internationale contre l'Etat islamique se précise

Les Etats-Unis ont annoncé que plus de 40 pays participeraient, d'une manière ou d'une autre, à la coalition contre les djihadistes de l'Etat islamique (EI) actifs en Irak et en Syrie. Parmi eux, 25 ont été rendus publics dans un décompte fourni par le département d'Etat. Les autres pourraient collaborer discrètement dans divers domaines : diplomatie, renseignement, assistance militaire, lutte contre le recrutement et les réseaux financiers de l'EI. Soutien militaire Les Etats-Unis ont mené 148 bombardements depuis le 8 août dans le nord et l'ouest de l'Irak, et plus de 800 conseillers militaires et soldats ont été déployés pour protéger l'ambassade à Bagdad et assister l'armée irakienne. Barack Obama présidera le 24 septembre une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée à la menace que font peser les djihadistes étrangers opérant en Syrie et Irak. > Lire : Barack Obama esquisse un début de stratégie face à l'Etat islamique Le Canada déploie plusieurs dizaines de militaires dans le nord de l'Irak, pour trente jours reconductibles, auprès des militaires américains conseillant les forces kurdes. La France a livré des armes aux peshmergas kurdes, et 58 tonnes de fret humanitaire dans la région d'Erbil depuis un mois. François Hollande, qui se déplacera vendredi 12 septembre en Irak, a souligné la semaine dernière l'« importance d'une réponse politique, humanitaire et, si nécessaire, militaire dans le respect du droit international ». De source diplomatique, il serait « logique » que Paris participe à des bombardements aériens, mais aucune décision n'a été annoncée. Le Royaume-Uni, décrit comme un partenaire majeur, livrera mercredi des mitrailleuses lourdes et des munitions aux forces kurdes, renforçant ainsi ses précédentes livraisons militaires. Le soutien de Londres inclut également la formation des peshmergas. Le gouvernement britannique envisage aussi de participer aux raids aériens.

Les iPhone 6 et iPhone 6 Plus permettront le paiement sans contact

HIGH TECH - NFC, les iPhone 6 et iPhone 6 Plus vont pouvoir servir de porte-monnaie électroniques aux USA en octobre pour commencer… De notre envoyé spécial Un service de paiement sans contact est inclus dans les iPhone 6 et iPhone 6 Plus, dévoilés mardi par Apple. Les deux smarptphones sont dotés d'une puce NFC. Il suffit de photographier sa carte de paiement avec le smartphone pour que celle-ci, reconnue, puisse être utilisée à travers les iPhone 6 et 6 Plus avec des bornes de paiement adaptées. Apple annonce le service comme discret et sécurisé. Amercian Express, MasterCard et Visa participent à l'aventure pour le lancement d'Apple Pay aux USA pour le moment. 220.000 points de vente sont prêts pour l'accueillir. Grâce à Apple Pay, les paiements pourront avoir lieu sur Internet, directement grâce à l'empreinte digitale des utilisateurs des iPhones 6 et 6 Plus.

Démission en Pologne de Donald Tusk, attendu à Bruxelles


Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a démissionné mardi après sept années passées à la tête du gouvernement afin de se préparer à ses futures fonctions de président du Conseil européen, qu'il prendra le 1er décembre.
Le chef de l'Etat, Bronislaw Komorowski, devrait accepter cette démission jeudi avant de convoquer Ewa Kopacz, actuelle présidente de la chambre basse du Parlement, pour lui succéder.
La Constitution en Pologne prévoit que le président désigne un nouveau Premier ministre dans les deux semaines et ce dernier dispose à son tour du même délai pour faire approuver par le Parlement la composition de son gouvernement.
La coalition gouvernementale, composée du parti de la Plateforme civique (centre droit) de Donald Tusk et du Parti paysan polonais (PSL), dispose d'une étroite majorité à la Diète, la chambre basse du parlement. Ewa Kopacz aura pour premier objectif de séduire toutes les tendances de cette courte majorité dans la perspective d'élections législatives et présidentielle périlleuses qui se profilent en 2015.

mardi 2 septembre 2014

Exécuté par l'État islamique, le journaliste américain Steven Sotloff avait couvert la Syrie

L'État islamique a annoncé, mardi 2 septembre, la décapitation du journaliste américain Steven J. Sotloff dans une vidéo postée en ligne et dont l'existence a été révélée par l'organisme de recherche SITE Intelligence Group, explique le New York Times. Enlevé en août 2013, il est le second journaliste exécuté en deux semaines par l'organisation terroriste après James Foley. Selon le New York Times, le journaliste assassiné affirme dans la vidéo «payer le prix» des bombardements menés par l'administration Obama en Irak, tandis qu'un militant islamiste menace de réserver le même sort à un autre otage, le Britannique David Cawthorne Haines. Mais d'après le Wall Street Journal, plusieurs sources au sein de l'administration américaine estiment que les deux hommes ont été exécutés en même temps, et que le troisième otage est d'ores et déjà mort. Steven Sotloff avait collaboré en tant que journaliste indépendant à de nombreux titres, dont nos partenaires de Foreign Policy. En janvier 2013, il s'intéressait, depuis Atmeh, près de la frontière turque en Syrie, à la situation des réfugiés dans des camps surpeuplés et sous-équipés: «Alors que le monde entier parle du fait que 60.000 Syriens sont morts pour l'instant en 22 mois de guerre civile, ce sont environ 3 millions de réfugiés et de déplacés qui souffrent quotidiennement.» Quinze jours plus tôt, il écrivait que «dans la dernière phase de la guerre en Syrie, ce sont les civils qui sont devenus les cibles», dans un article où il s'intéressait à la «guerre du pain» et qui se terminait par ces mots d'un jeune Syrien interrogé par lui: «La guerre n'est pas aussi facile que nous le pensions au début. Cela paraissait si simple quand nous avons commencé à combattre. Mais je n'avais pas pensé que cela prendrait si longtemps.»