mardi 2 septembre 2014
Enfant malade: où s'arrête la liberté de choix pour les parents ?
L'histoire du garçon britannique malade, que les parents avaient retiré de l'hôpital, pourrait-elle se produire en France ?
Finalement, mardi soir, les autorités britanniques ont retiré le mandat d’arrêt européen visant ces parents anglais, accusés d’avoir retiré de l’hôpital leur enfant sans l’accord des médecins.
Ashya, un enfant de cinq ans, était soigné dans un hôpital en Angleterre pour une tumeur au cerveau. Jusqu’à ce que ses parents décident de le faire sortir et de quitter le pays ; le père explique, dans une vidéo diffusée sur Internet samedi, qu’il souhaite faire suivre à son enfant un traitement alternatif de radiothérapie que le service public de santé britannique n’est pas en mesure de proposer. Les médecins anglais alertent aussitôt les autorités, jugeant que la vie de l’enfant, alimenté par une sonde gastrique, est en péril.
Un mandat d’arrêt européen est lancé contre les parents, arrêtés dès le lendemain en Espagne et placés en détention. Leur enfant est, depuis, seul à l’hôpital de Malaga. Cette affaire, dont on ne connaît pas encore tous les tenants, interroge. Les parents n’ont-ils pas le droit de choisir le traitement pour leur enfant ? Où s’arrête leur liberté de choix ? Une telle histoire aurait-elle pu se passer en France ?
Que dit le droit français en la matière ?
Dans le droit français, comme dans le droit anglo-saxon d’ailleurs, il existe un principe fondamental : le libre consentement des malades. «Le patient est un agent, ce n’est pas un être passif. Il ne peut évidemment rien exiger d’un médecin. Mais lorsqu’un acte médical lui est proposé, il est libre de l’accepter ou de le refuser», explique François Viallat, professeur de droit de la Santé à l’université de Montpellier.
Un droit absolu, sauf dans certains cas : en cas d’urgence vitale ou lorsque le patient n’a pas le discernement suffisant. Ce qui est le cas des enfants – les moins de 13 ans, selon la jurisprudence. Les parents expriment alors leur volonté, qui doit être dans.
Mathilde, 3 ans et demi, s’excuse pour son vol
La petite fille a envoyé une lettre d’excuses à une libraire bretonne après avoir subtilisé en douce un livre qui lui plaisait bien.
Faute avouée est à moitié pardonnée dit l’adage. C’est ce qu’a fait Mathilde, une petite strasbourgeoise de 3 ans et demi qui a envoyé une lettre d’excuses à une librairie bretonne où elle avait chapardé un livre. La lettre a été publiée ce mardi 2 septembre sur le compte Facebook de la librairie Gwalarn, située à Lannion.
"Je vous prie de m’excuser d’avoir pris un livre sans le payer. Ce n’était pas mon intention. Il me faisait très envie et ma maman n’a pas vu que je l’avais mis dans son sac. J’aimais vraiment tous vos livres dans votre belle librairie", explique la jeune fille dans sa missive, accompagnée d’un dessin.
Comme le souligne le quotidien local le Télégramme, l’influence (et l’écriture) des parents est palpable. Mais la signature, elle, est authentique.
Outre la lettre, les libraires qui ne se sont visiblement pas aperçu de la disparition de l’ouvrage, ont constaté la présence d’un chèque dans l’enveloppe couvrant le prix moyen d’un livre de la collection Lutin poche. "C’est juste classe", commente l’un d'entre eux. Sûr que la faute est totalement pardonnée à présent.
Rentrée pour 12 millions d'élèves, les nouveaux rythmes sous les projecteurs
De la maternelle au lycée, plus de 12 millions d'élèves ont retrouvé mardi leurs camarades, dans la joie et parfois le stress, tandis que leurs parents discutaient de la réforme controversée des rythmes scolaires.
"Mon cartable était prêt depuis longtemps, j'en pouvais plus d'attendre!", dit Leila-Marie, en CE2 à Clermont-Ferrand. 0céane, 12 ans et scolarisée dans le privé à Toulouse, sort en larmes: "Je ne suis pas dans la même classe que mes copines!"
Cette rentrée est marquée par plusieurs milliers de créations de postes de professeurs mais aussi par l'afflux de dizaines de milliers d'élèves supplémentaires. A Grenoble comme à Marseille, chefs d'établissement ou parents déplorent des classes "surchargées".
Sur l'île bretonne de Houat au contraire, l'école n'accueille que deux élèves, en CP. Lou et Martin "ont le même niveau, toute la difficulté pour moi sera de les rendre autonomes, de ne pas être toujours sur leur dos", explique leur instituteur.
Partout ailleurs, les conversations ont porté sur les nouveaux rythmes scolaires, lancés en 2013 dans quelques villes pionnières et généralisés cette rentrée dans toutes les écoles publiques. La réforme instaure une cinquième matinée de classe, généralement le mercredi, et préconise des activités périscolaires à la charge des communes.
Ces dernières, facultatives, provoquent la fronde de maires qui critiquent leur coût (partiellement pris en charge par l'Etat et les Caisses d'allocations familiales) et les difficultés d'organisation.
Au point d'occulter l'objectif de l'abandon de la semaine de quatre jours, pourtant consensuel avant le lancement de la réforme: un enseignement plus efficace grâce à une meilleure répartition du temps scolaire.
Le maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin a été pris à partie par des parents. Les activités périscolaires se mettront en place dans quelques semaines, le temps de trouver des animateurs, dit-il. "Vous aviez le temps" de les organiser, lui reproche un père. "Occupez-vous aussi de vos enfants", rétorque Jean-Claude Gaudin.
- Portes cadenassées ou sans poignée -
A Yerres (Essonne), c'est aussi la confusion. "On a reçu beaucoup de communications différentes", déplore une mère. "Les professeurs seront présents" mercredi, même si le directeur suppose "que l'école sera fermée", racontent des parents.
Mercredi sera une journée test: quelques maires - entre 20 et 30 sur 24.000 concernés selon le gouvernement - ont prévu de cadenasser les grilles des écoles, en région parisienne, ou d'enlever les poignées pour empêcher l'accès aux classes (dans la Loire).
"Nous ferons en sorte que le tribunal administratif puisse leur enjoindre d'ouvrir l'école", a prévenu mardi la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem.
"L'école est obligatoire", "quand on se met en infraction à la loi, il y a des sanctions qui tombent", avait-elle déjà dit, assurant toutefois que, malgré des "frottements ici ou là", "les choses devraient bien se passer."
"Si vous commencez à expliquer à vos enfants qu'on n'applique pas la règle de la République, alors on ne vit plus en société", a abondé le maire de Lille, Martine Aubry.
A Clermont-Ferrand, la réforme était déjà en place. "L'organisation familiale s'est compliquée", regrette Geneviève, qui travaille le samedi mais pas le mercredi et voit sa fille "beaucoup moins".
A l'école de la Goutte d'or, dans un quartier populaire de Paris, les parents de Manel et Ilies sont contents des activités proposées depuis 2013. "Le mercredi, ils sont moins fatigués qu'ils ne l'étaient au centre de loisirs".
François Hollande et sa ministre ont fait leur rentrée dans un collège flambant neuf de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où le chef de l'Etat a annoncé "un grand plan numérique pour l'école".
Cette rentrée voit aussi l'arrivée d'enseignants de nouveau formés et la relance de l'éducation prioritaire. Parmi les chantiers potentiellement polémiques: la réforme de l'évaluation des élèves et l'éducation à l?égalité fille-garçon.
Photos de stars nues: Apple nie toute faille dans son système
PIRATAGE - Apple confirme en revanche que des comptes ont bien été compromis...
Le groupe informatique américain Apple a affirmé mardi que le piratage dans ses serveurs de photos dénudées de dizaines de stars américaines résultait d'une «attaque très ciblée», et que ses systèmes n'étaient pas en cause.
«Après plus de 40 heures d'enquête, nous avons découvert que certains comptes de célébrités avaient été compromis par une attaque très ciblée sur leurs noms d'utilisateurs, leurs mots de passe et leurs questions de sécurité», a indiqué le groupe dans un communiqué.
Données iCloud
«Aucun des cas examinés ne résultait d'une quelconque faille dans un quelconque système d'Apple, y compris (le service de stockage de données en ligne) iCloud ou (le système permettant de retrouver un téléphone perdu) Find my iPhone», a-t-il ajouté.
Apple assure qu'il continue de coopérer avec les forces de l'ordre pour aider à identifier les pirates. «La protection des données privées et la sécurité de nos clients est de la plus haute importance pour nous», réaffirme le groupe.
La police fédérale américaine et Apple enquêtent depuis lundi sur la diffusion sur Internet de photos de stars américaines dénudées. Selon plusieurs médias américains, les pirates ont puisé dans les banques de données de l'iCloud d'Apple, mais des services similaires d'autres opérateurs pourraient également être concernés.
Otages occidentaux exécutés : les précédents depuis 2002
L'Etat islamique a mis en ligne une vidéo montrant la décapitation du journaliste américain Steven Sotloff, deux semaines après celle de son collègue James Foley par les djihadistes, rapporte mardi 2 septembre le centre américain SITE de veille des sites islamistes.
La Maison Blanche indique qu'elle doit encore confirmer l'authenticité de cette vidéo.
Rappel des précédentes exécutions d'Occidentaux par des groupes djihadistes depuis 2002 :
Américains
- 23 janvier 2002 : Pakistan - Le journaliste Daniel Pearl, correspondant du quotidien américain "The Wall Street Journal", est enlevé à Karachi (sud). Une vidéo montrant sa décapitation est remise un mois plus tard au consulat des Etats-Unis.
- 28 octobre 2002 : Jordanie - Le diplomate Laurence Foley, responsable de l'agence américaine pour le développement (Usaid), est tué à bout portant alors qu'il quittait son domicile d'Amman. Le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, chef d'Al-Qaïda en Irak, est condamné en 2004 à la peine capitale par contumace pour cet assassinat. Zarqaoui a été tué en 2006 dans un raid américain au nord de Bagdad.
- 11 mai 2004 : Irak - Une vidéo montrant la décapitation du jeune entrepreneur Nicholas Berg, enlevé début avril à Bagdad, est diffusée sur un site internet lié à Al-Qaïda. Selon des sources de sécurité américaines, l'Américain aurait été exécuté par le chef même du réseau d'Al-Qaïda en Irak.
- 18 juin 2004 : Arabie Saoudite - Un site internet islamiste diffuse des photos montrant la décapitation de l'ingénieur Paul Marshall Johnson, enlevé quelques jours auparavant à Ryad. Le 19 août 2014, 14 membres d'une cellule.
Apple nie toute faille, évoque un piratage ciblé contre des stars
SAN FRANCISCO (Reuters) - Apple a dit mardi que la divulgation de photos dénudées de vedettes américaines ne résultait pas d'une attaque menée contre son système iCloud mais du piratage des comptes individuels des personnalités en question.
"Nous avons découvert que les comptes de certaines célébrités avaient été piratés à la suite d'attaques ciblées sur leurs identifiants, mots de passe et questions de sécurité, une pratique devenue bien trop banale sur internet", dit Apple dans un communiqué.
"Aucun des cas sur lesquels nous avons enquêté ne résulte d'une faille dans les systèmes d'Apple, iCloud et Find my iPhone compris", indique le message.
Apple dit en outre collaborer avec les autorités et continuer d'enquêter sur la source de ces attaques qui ont eu pour conséquence l'apparition le week-end dernier de photos d'actrices, de mannequins et de célébrités américaines.
Photos de stars volées : Apple confirme une attaque, pas une faille
La marque à la pomme affirme que les célébrités ont fait l'objet d'une attaque ciblée sur leurs mots de passe et leurs questions de sécurité mais que le service iCloud n'est pas responsable.
Le groupe informatique américain Apple a affirmé mardi que le piratage dans ses serveurs de photos dénudées de dizaines de stars américaines résultait d’une «attaque très ciblée», et que ses systèmes n’étaient pas en cause. «Après plus de 40 heures d’enquête, nous avons découvert que certains comptes de célébrités avaient été compromis par une attaque très ciblée sur leurs noms d’utilisateurs, leurs mots de passe et leurs questions de sécurité», a indiqué le groupe dans un communiqué. «Aucun des cas examinés ne résultait d’une quelconque faille dans un quelconque système d’Apple, y compris (le service de stockage de données en ligne) iCloud ou (le système permettant de retrouver un téléphone perdu) Find my iPhone», a-t-il ajouté.
Apple assure qu’il continue de coopérer avec les forces de l’ordre pour aider à identifier les pirates. «La protection des données privées et la sécurité de nos clients est de la plus haute importance pour nous», réaffirme le groupe.
La police fédérale américaine et Apple enquêtent depuis lundi sur la diffusion sur internet de photos de stars américaines dénudées. Selon plusieurs médias américains, les pirates ont puisé dans les banques de données de l’iCloud d’Apple, mais des services similaires d’autres opérateurs pourraient également être concernés.
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